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Notre responsabilité vis-à-vis de la jeunesse : | 25 janvier 2009

Sommes nous tous conscient de la véritable variable d'ajustement que constitue notre jeunesse ?

En ces temps de crise, les annonces de ralentissement de recours à l'intérim se sont faites il y a déjà presque un an (A fin novembre 2008, l'emploi intérimaire a occupé 574 800 personnes, soit une baisse de 4,5% en un mois et de 17,9% sur un an).

 

Quelles conséquences et pour qui ?

 

Les conséquences, on les imagine aisément, perte d'activité donc perte de revenu, non indemnisé bien sur, c'est le principe de l'interim ! Mais pour qui ? Et là, le constat nous amène aux choix même de société. Les premières victimes sont les jeunes et en première ligne, ceux sans qualifications. Notre société, celle que vous et moi construisons, cette société que nous imaginons chaque jour, précarise de plus en plus une jeunesse qui en plus de subir la difficulté d'insertion dans le milieu professionnel connaît celle de la recherche d'un logement. Je déplore que nous soyons si aveugle et surtout si indifférent. Nous avons contribué à cela en restant muet lorsque l'interim a été brandi comme le messie économique, quand nous nous sommes mis des œillères sur les conditions d'accès au logement des jeunes, et aujourd'hui nous continuons.

 

Lorsque j'échange avec les responsables associatifs, les regards croisés vont malheureusement dans le même sens, celui du pessimisme. Après l'absence de nouvelles missions d'interim, avec l'absence de revenu c'est le paiement du logement qui devient compliqué et avant 25 ans, rien n'est prévu, la panique, l'expulsion, un renoncement dans la société et surtout une crise générationnelle. Et nous que faisons nous ? Actons nous le fait que c'est de notre responsabilité qu'il est indispensable que nous rentrions dans la bataille. Pour ma part, l'interim qui favorise la flexibilité, la fragilité (personne n'est syndiqué) devrait être abrogé. Les premiers supporters de l'interim ne l'ont jamais pratiqué mais s'en sont toujours bien servis.

 

Il est injustifiable que l'Homme constitue une variable d'ajustement, un stock. En finance on parle de variabiliser ses charges fixes, pour coller plus aux évolutions de notre monde, monde volatile pour des raisons financières énoncées dans mon précédent article. Je ne suis pas dupe sur la facilité intellectuelle que constitue l'asservissement lorsque l'on le déterminisme social nous a été favorable et je conçois que cette contorsion intellectuelle soit une épreuve contre soit même, malgré cela, je continue à y croire et vous engage à essayer.

 

Publié par praphaelle à 15:00:16 dans Economie | Commentaires (0) |

Comment penser que la crise a purgé le système ! | 18 janvier 2009

 

 

Quand j'entends certains camarades déclarer que la crise aura permis au moins de purger le système financier et ses dérives, je bondis. Je vous mets au défi de me dire concrètement ce qui a changé.

 

Actuellement 95% des flux financiers journaliers sont liés à des prises de positions spéculatives, sur les monnaies, sur les matières premières, sur les produits dérivés. Ces prises de positions aller (achat) retour (vente), spéculatives à la baisse ou à la hausse, ne créent aucune valeur et la confrontation de l'offre et de la demande crée la volatilité des matières qui pour le coup sont tout à fait liés à l'activité réelle de l'économie. L'économie financière crée l'instabilité de l'économie réelle, c'est pourquoi, aujourd'hui ce modèle est tant remis en question, son cœur est touché, la financiarisation decriée.

 

A priori, tout le monde fait le même constat, pour autant quel changement ? On parle de revoir les normes comptables qui effectivement sont à l'origine du cercle vicieux actuel avec une valeur de marché en baisse qui entraîne une dégradation des bilans des banques. Et à part cette mesure ? Parle-t-on de limiter le rôle des banques et de se recentrer sur leur rôle de financeur de l'économie ? La titrisation est-elle limitée ? Interdite ? Les flux financiers spéculatifs moins important, non, non et non. Aucune mesure n'est prise pour changer le système, de la gesticulation, uniquement. Je crains qu'aucun de nos dirigeant n'aient réellement envie de changer le système, ils sont certes déboussolés mais ils restent persuadé que la seule alternative ressemble trop au communisme, leur logiciel a des carrences et l'imagination bien réduite.

 

Je propose pour ma part, de taxer les flux financiers, en relative sur la base des montants engagés et par transaction. A mon sens, il faut également, redonner politiquement les priorités aux banques. Nous constatons tous actuellement salariés ou non du milieu bancaire, que certains secteurs dis "plus sensibles" ne sont plus financés. Les comités d'engagements invoquent des raisons conjoncturelles au refus de financement. Il faut que le politique guide les banques notamment via les conseils d'administration. 

 

Publié par praphaelle à 21:25:47 dans Economie | Commentaires (0) |

Manifestation contre le nouveau centre de retention à Metz | 11 janvier 2009

Réseau Education Sans Frontières Moselle

resf57@wanadoo.fr

www.educationsansfrontieres.org

C/o LDH, 3 rue Gambetta - 57000 METZ - 0687951720

Collectif Mosellan Uni(e)s Contre une Immigration Jetable

www.contreimmigrationjetable.org

C/o MRAP, 16 rue Vandernoot - 57000 METZ - 0387561231

Entre le fort de Queuleu ,ancienne prison SS, et la prison de Metz (tout un symbole), l'administration va ouvrir un second centre de rétention le 12 Janvier 2009. En effet, celui qui existe actuellement à Metz-Devant-Les-Ponts ne suffit pas à assurer les objectifs chiffrés d'expulsions et ne peut pas enfermer assez de familles. C'est qu'avec plus de 28 000 expulsions par an, on passe désormais au stade industriel des expulsions !

Rappelons néanmoins que ce sont des personnes innocentes qui vont y être enfermées. Le gouvernement leur reproche juste, après avoir paradoxalement pondu des lois pour restreindre le droit au séjour, de ne pas avoir réussi à obtenir des papiers leur permettant d'exister. Ce que le gouvernement cherche, c'est se débarrasser de personnes en voie d'intégration dans la société, préférant les remplacer par des clandestins prêts à n'importe quelles conditions de travail ou par des personnes venant en France sur contrat (et jetables après usage, sans allocations chômage, sans retraite, sans famille...). C'est tout le sens de l'immigration choisie.

Il s'agit d'un projet de société abominable !

Dans le même temps, la Commission Européenne nous annonce que dans les prochaines décennies, des dizaines de millions de travailleurs étrangers seront les bienvenus en Europe pour faire « tourner » l'économie. Autant pour le gouvernement organiser leur précarité en instaurant la peur, en instaurant la chasse à l'Etranger.

L'Europe forteresse aura-t-elle des airs d'Apartheid ?

 

Va t-elle aménager ses bantoustans avec notre bénédiction ?

 

Cela dépend de nous !

 

A METZ , UNE NOUVELLE PRISON POUR ETRANGERS « INDESIRABLES »

MANIFESTATION 14H30 LE 17 JANVIER

PLACE DE LA GARE DE METZ

NOUS DIRONS NON A L'OUVERTURE DU NOUVEAU CENTRE DE RETENTION !

Publié par praphaelle à 13:10:47 dans Politique | Commentaires (0) |

Invitation à un petit déjeuner d'avance | 06 octobre 2008

 

 

INVITATION

 

 

UN PETIT DEJEUNER D'AVANCE

 

Samedi 11 octobre 2008 à 10h30

 

 

 

Au café Jehanne d'Arc à Metz

 

Nous souhaitons vous faire partager notre vision d'un monde d'avance (motion C), motion résolument engagée avec des propositions concrètes et claires.

 

Nous souhaitons proposer, échanger, débattre et construire notre vision du monde de demain autour d'un petit déjeuner convivial.

 

Comptons sur votre présence



Raphaelle Pister
Militante de Metz Nord
Signataire de la motion C : un monde d'avance

Publié par praphaelle à 21:14:48 dans Economie | Commentaires (1) |

Muscler l'économie, quelle blague !! | 27 août 2008

  Lorsque j'ai demandé son avis à un de mes collègues sur la loi touchant les cadres et la gestion des 35h, il m'a répondu, si cela peut permettre de léguer à mes enfants une situation budgétaire et financière nationale plus saine, alors je m'y résigne.
Les médias et la pensée dominante représentent une arme redoutable. Une arme qui permet l'amalgame et surtout sert de justification improbable à de sérieux reculs sociaux. Nous répéter qu'il faut être raisonnable, que nos acquis sociaux sont in finançables, que nous vivons déjà très bien et qu'il est tant de faire des efforts pour garantir aux futures générations un avenir acceptable. Comment accepter cette hypocrisie ? Si seulement cette mesure pouvait permettre de relancer la croissance, réduire le déficit budgétaire ou même améliorer la vie... 


Mon engagement socialiste prend naissance dans l'absolue conviction que c'est en réduisant les inégalités entre les individus que l'on construit la société de demain pour les futures générations. Cette loi permettra sous couvert d'accord d'entreprise de déroger aux règles actuelles sur les 35h. Outre le réel recul social que représente cette loi, que quelques jours plus tard les statistiques de l'insee sur le temps de travail, rendaient ridicule, elle va exacerber la concurrence entre les salariés. Les négociations vont être menés au cas par cas. Nous avons tous en mémoire les exemples de Bosch, Peugeot Motocycles, Goodyear, et le chantage à la délocalisation. Cette loi, le rend légal...


 Lors que j'entends notre cher premier ministre parler de muscler l'économie cela me fait doucement sourire. Une politique de relance ? Diable quel gros mot !! Alors quoi ? Bein rien de concret, jusqu'à l'annonce du PIB du prochain trimestre qui s'il est négatif s'accompagnera des mots qui fâchent « récessions », « mesures de relance »... Et là peut être que le capitaine du navire français reconnaîtra qu'il faut mettre de l'essence dans le moteur pour avancer.
      

Publié par praphaelle à 21:47:26 dans Politique | Commentaires (4) |

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