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Quand j'entends certains camarades déclarer que la crise aura permis au moins de purger le système financier et ses dérives, je bondis. Je vous mets au défi de me dire concrètement ce qui a changé.
Actuellement 95% des flux financiers journaliers sont liés à des prises de positions spéculatives, sur les monnaies, sur les matières premières, sur les produits dérivés. Ces prises de positions aller (achat) retour (vente), spéculatives à la baisse ou à la hausse, ne créent aucune valeur et la confrontation de l'offre et de la demande crée la volatilité des matières qui pour le coup sont tout à fait liés à l'activité réelle de l'économie. L'économie financière crée l'instabilité de l'économie réelle, c'est pourquoi, aujourd'hui ce modèle est tant remis en question, son cœur est touché, la financiarisation decriée.
A priori, tout le monde fait le même constat, pour autant quel changement ? On parle de revoir les normes comptables qui effectivement sont à l'origine du cercle vicieux actuel avec une valeur de marché en baisse qui entraîne une dégradation des bilans des banques. Et à part cette mesure ? Parle-t-on de limiter le rôle des banques et de se recentrer sur leur rôle de financeur de l'économie ? La titrisation est-elle limitée ? Interdite ? Les flux financiers spéculatifs moins important, non, non et non. Aucune mesure n'est prise pour changer le système, de la gesticulation, uniquement. Je crains qu'aucun de nos dirigeant n'aient réellement envie de changer le système, ils sont certes déboussolés mais ils restent persuadé que la seule alternative ressemble trop au communisme, leur logiciel a des carrences et l'imagination bien réduite.
Je propose pour ma part, de taxer les flux financiers, en relative sur la base des montants engagés et par transaction. A mon sens, il faut également, redonner politiquement les priorités aux banques. Nous constatons tous actuellement salariés ou non du milieu bancaire, que certains secteurs dis "plus sensibles" ne sont plus financés. Les comités d'engagements invoquent des raisons conjoncturelles au refus de financement. Il faut que le politique guide les banques notamment via les conseils d'administration.
Publié par praphaelle à 21:25:47 dans Economie | Commentaires (0) | Permaliens